Le Parc National Olympic est situé au coeur de la Péninsule Olympique qui s’étend entre l’Océan Pacifique et le Puget Sound. Le Mont Olympic, au centre de la péninsule, créé une véritable barrière climatique qui protègent la partie est des violentes averses qui remontent de l’Océan Pacifique.
La forêt pluviale tempérée est la curiosité du parc. Son épaisse végétation sauvage couvre les trois vallées à l’ouest du parc : il s’agit là de la seule forêt de ce type subsistant aux États-Unis. Ici, il pleut en moyenne 3,6 mètres d’eau par an ; ce qui lui donne un aspect de forêt tropicale, la chaleur en moins.
La forêt pluviale est composée de pins plusieurs fois centenaires. Le plus haut dépasse les 90 mètres, le plus vieux les 600 ans ; quant au diamètre, le plus imposant peut atteindre les 7 mètres. Les arbres sont recouverts de fougères, de lichens et de mousses qui pendent aux branches donnant à cette forêt l'apparence d'une jungle à la végétation luxuriante. Telles des éponges, les mousses et les lichens d'un seul arbre peuvent absorber plus d'une tonne d'eau de pluie. Les branches des arbres se brisent d'ailleurs fréquemment sous leur poids.
De l'automne au printemps, la forêt pluviale est habitée par les wapitis, aussi appelés « élans d’Amérique », espèce rare dont le troupeau local, qui compte près de 5 000 têtes, est le plus important du monde. Outre le wapiti, plus de cinquante sortes d’animaux sauvages peuplent le Parc National Olympic (chèvres des rocheuses, cerfs, marmottes, daims, ratons laveurs…). Deux fois par an, plus de 20 000 baleines grises passent à moins de 3 Km de la côte au cours de leurs migrations saisonnières.
On recense de nombreux sentiers de randonnée aménagés au cœur de la forêt pluviale. Le parc possède une dizaine de Nature Trails, des sentiers de randonnée destinés aux randonneurs occasionnels et trois Hiking Trails, réservés aux plus chevronnés. Parmi ces pistes, le North Wilderness Beach Hike, long de 33 Km, est le plus exigeant.
Le long de la mince bordure côtière, demeurée par endroits dans un état quasi primitif, se trouvent quatre réserves indiennes : celles des indiens Makah, Hoh, Ozette et Quileute. A La Push, où se trouve la réserve de la tribu Quileute, les touristes peuvent participer, sur l'une des six rivières environnantes, à des parties de pêche sur des canots creusés dans des troncs d'arbre.
Les Indiens organisent également des promenades en mer là où les saumons abondent. C'est ainsi que la plupart d'entre eux gagnent aujourd’hui leur vie jusqu'à la fin de l'automne, époque où les saumons quittent l'Océan et, poussé par leur instinct naturel, remonte les cours d'eau pour retrouver le lieu où ils sont nés.