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Oklahoma


Born to be wild

L’histoire de l’urbanisation de l’État de l’Oklahoma est aussi cocasse que dramatique. L'Oklahoma, dont le nom veut dire "terre des hommes rouges", était d'abord une réserve indienne. On y parquait les tribus repoussées de l'Est colonisé par les Blancs. Ils y accédaient par la "piste des larmes". Les Indiens se croyaient alors tranquilles, enfin.  Réalisant que les terres étaient exploitables, les blancs commencèrent à s’installer de manière erratique avant que des courses à la terre ne soient organisées officiellement. Ceux qui arrivaient les premiers sur les terres prédécoupées par le cadastre du US Land Office, devaient construire une maison et travailler la terre pendant au moins cinq ans avant de devenir propriétaires. Près de Chandler et d’Oklahoma City eut lieu la première « course » du genre. Au coup du canon, quelques 50.000 candidats s’élancèrent à pied, à cheval ou en voiture pour aller occuper le lopin de terre de leur rêve. A la stupéfaction et à la colère des Indiens, le soir du 22 avril 1889, les plaines et collines étaient parsemées de tentes. On réduisit la réserve indienne de moitié. De 1889 à 1895, eurent lieu sept de ces courses dont l’ambiance spectaculaire inspira au cinéma les films mythiques « Cimarron » ou « Horizons Lointains ». 
 
Au boom pétrolier des années 1920, succéda la sécheresse des Dust Bowls des années 1930 qui déclencha, lors de la Grande Dépression, l’émigration des fermiers pauvres et ruinés vers les mirages californiens via la Route 66. L’histoire poignante des « Oakies », chassés sur les routes par les bulldozers des spéculateurs fonciers, et leur détresse saisie dans les instantanés de Dorothée Lange, inspirèrent à John Steinbeck  son livre « Les Raisins de la Colère ». Adapté au cinéma par John Ford en 1939, ce film donna à Henry Fonda l’un de ses plus beaux rôles. Cette période nourrit également les chansons de Woody Guthrie dont Bob Dylan et Bruce Springsteen sont les héritiers. 
 
 
Road 66
  
L'état est facilement accessible par ses deux grandes villes, Oklahoma City la capitale, et Tulsa. Sur les 350 miles de son parcours de Quapaw à Texola, la Route 66 s’offre sous son meilleur jour. Il faut parfois accepter de se perdre sur les routes secondaires pour découvrir un ruban de goudron effiloché semé d’herbes folles où roulent les tumbleweeds (ces boules d'arbustes soufflés par le vent), un vieux garage en ruine ou un motel écroulé... On l’aura compris, la 66 est souvent un état d’esprit, un fantasme pour voyageurs à la recherche du temps perdu, marqué par la nostalgie de l’Amérique idéale. 
 
 
Cap à l’Est
 
Bartlesville, 40 miles au Nord de Tulsa, est le siège de la Philips Petroleum Company. On y trouve la demeure de Frank Philips, le fondateur de cette grande société pétrolière des States. La ville est dominée par la Price Tower, un gratte-ciel signé Frank Lloyd Wright, étonnant pour la région. 13 miles au Sud-ouest, Woolaroc, le ranch du magnat du pétrole qui emprunta son numéro à la Route 66 pour sa publicité, est à la fois une réserve naturelle hébergeant des bisons et un musée sur l’histoire et l’art de l’Ouest. 
 
Tulsa, la deuxième ville de l’Oklahoma, arbore un décor à la « Rusty James » ayant fait fortune avec le pétrole. Le centre, autrefois fréquenté par les grands du jazz, abonde en immeubles Art-déco. Au nord-ouest de la ville, ne manquez pas le Gilcrease Museum dédié à l’art de l’ouest indien et américain. Pour une sortie, consultez l’Urban Tulsa Weekly ou Tulsa World
 
 
L’Ouest, terre d’affranchis
 
L’horizon s’agrandit au fur et à mesure que l’on avance vers l’Ouest. En dehors d’Oklahoma City, très étendue, les localités restent modestes avec cette ambiance au naturel qui caractérise la « petite » Amérique, notamment au bout de la panhandle (langue de terre) qui se glisse entre le Kansas et le Texas. Cow-boys, indiens et hors-la-loi devaient s’y sentir chez eux… 
 
85 miles au sud-ouest d’Oklahoma City, Fort Sill National Historic Landmark demeure le seul établissement militaire érigé dans les plaines du Sud lors des guerres indiennes, à être encore en activité. Construit en 1869 pour contrôler les Kiowas et les Comanches, il fut visité par Buffalo Bill Cody, Wild Bill Hickok et le fameux 10e de cavalerie composé de soldats noirs. De 1892 à 1897, il y eut même un peloton du 7ème de cavalerie uniquement composé d’Indiens ! Géronimo y fut prisonnier de guerre jusqu’à sa mort en 1909. La cavalerie céda la place à l’artillerie avec la fondation de l’école d’artillerie de l’US Army en 1911 et au musée le plus important de l’US Army avec 46 bâtiments historiques. En saison, on peut assister à des reconstitutions de la vie militaire du XIXe siècle. 
 
A l’ouest de Fort Sill Military Reservation, sur plus de 24.000 hectares, le très beau Wichita Mountains Wildlife Refuge constitue le repaire de bisons, wapitis, daims et chiens de prairie. Un moment vraiment nature et hors des sentiers battus ! 

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State Oklahoma

Oklahoma

Surnom: 
Sooner State
Capitale: 
Oklahoma City
Devise: 
"Labor omnia vincit"
Date d'entrée dans l'Union: 
16/11/1907
(46ème État)
Superficie: 
181 196 km²
Population: 
3 751 351 hab
Born to be wild

L’héritage de l’Oklahoma est aujourd'hui lié à celui de la Route 66 qui séduit les « baby boomers », et à un patchwork de paysages passant du vert de la forêt orientale au rouge des plaines arides piquetées d’éoliennes. On retrouve le souvenir des réserves indiennes et l’ambiance de la conquête de l’Ouest en sillonnant la prairie parcourue par les tornades, les lacs, cascades et de puissantes rivières. Une part de l’Amérique qui a gardé un goût authentique !

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