A ce jour, l'Alaska n'est pas membre du Visit USA Committee / France. Vous ne trouverez donc qu'une information limitée à son sujet.
Admis dans l’Union en 1959 comme 49ème état, l'Alaska est une destination à part entière. Du fait de son éloignement, de sa taille et d’une courte saison estivale, il est illusoire de vouloir découvrir la totalité de cet état en un seul voyage, d’autant que la découverte de ses voisins canadiens (Yukon et Territoires du Nord-Ouest) y est souvent accolée.
Au « Grand Pays », tout est plus grand qu’ailleurs, même en comparaison des Etats-Unis continentaux. S’étendant sur 2400 miles d’Est en Ouest et sur 1420 miles du Nord au Sud, l’Alaska couvre près d’un 1 717 854 km², ce qui correspond à 3 fois la France et 18,7% du territoire américain. Bordé par l'océan Arctique au Nord, la mer de Béring et l'océan Pacifique au Sud, il a pour capitale, Juneau. Son nom vient du mot Aléoutien « Alakshak » qui signifie « continent » en inuit et ses habitants sont appelés les Alaskiens, du mot anglais Alaskans.
Selon une étude de l’United States Bureau of Land Management, environ 65 % des territoires de l’Alaska appartiendraient au Gouvernement Fédéral des USA, institution en charge des forêts, parcs et réserves naturelles nationales de l'état. 25% du territoire sont gérés par l'État d'Alaska et 10% par les organisations indigènes créées par l’Alaska Native Claims Settlement Act de 1971.
HISTOIRE
Peuplé par les gens de Denbigh il y a 5000 ans puis par les personnes de la culture de Choris 1000 ans avant JC, l’Alaska se développa progressivement. La principale ressource de ses habitants étant les animaux et la chasse, les armes devinrent de plus en plus nombreuses et précises.
Dès 1784, les trappeurs russes établirent des comptoirs de traite permanents sur les îles Aléoutiennes et sur la côte américaine du Pacifique, jusqu'à la Californie. Au total, une quarantaine de forts russes émergèrent sur plusieurs états. La loutre de mer fut chassée en grand nombre par ces trappeurs et sa fourrure fut vendue à des prix très élevés sur les marchés chinois. Ce n’est qu’à la fin du 18ème siècle qu’américains et anglais concurrencèrent peu à peu les activités soviétiques.
En 1825, un traité interdit aux Russes d’implanter de nouveaux forts en dehors de l’Alaska et le Royaume-Uni obtint un droit de passage le long de l’étroite bande côtière. Puis les américains achetèrent l’Alaska à la Russie en 1867. Appelée « Département de l’Alaska » puis « District de l’Alaska », et placée tour à tour sous la juridiction de l’armée, du Trésor et de la Marine, l’Alaska devint un Territoire le 24 août 1912 et entra dans l’Union en tant que 49ème état des Etats-Unis le 3 janvier 1959.
Lors de la Guerre Froide, l’Alaska devint un territoire stratégique du fait de sa position géographique entre les USA et l’Union soviétique.
Dans les années 1970, l’Alaska attirait principalement les personnes souhaitant travailler dans les champs pétrolifères mais le tourisme se développa progressivement dans l’état.
ECONOMIE
L’économie de l’Alaska est basée sur une complémentarité entre les trois secteurs d’activités.
Les principales activités du secteur primaire sont la pêche, l’exploitation du bois, des matières premières et des hydrocarbures (pétrole, gaz naturel, charbon, or, zinc et autres minerais)
Pour le secteur secondaire, la transformation du bois et les industries agro-alimentaires liées aux produits de la mer sont les activités majeures.
Enfin, le secteur tertiaire est représenté par les services, les emplois publics, les métiers du transport et le tourisme. A noter que plusieurs bases militaires sont implantées dans l’état.
CLIMAT
En été, il fait jour 24h/24 (souvenez-vous d’Al Pacino, hagard, dans « Insomnia » !). Et dans la journée, même si le climat peut vite passer d’un extrême à l’autre, la température monte souvent à 30°C...
L’hiver est en revanche glacial et long. Certains villages sont parfois isolés en raison de la neige.
RELIEF, FAUNE ET FLORE
Relief découpé et accidenté, montagnes calottées de neige éternelle, dédale du Passage Intérieur, glaciers, fleuves puissants, forêts démesurées, toundra à perte de vue, archipels brumeux, volcans instables, lacs géants, fjords, îles, écueils, icebergs… voilà de quoi l’Alaska est composé. Ce territoire en perpétuel mouvement, vaste terrain de jeu des plaques tectoniques, offre des paysages impressionnants et magnifiques.
La nature y fait dans la démesure avec un décor naturel à couper le souffle, réservé aux amateurs d’exotisme extrême. C’est ici que se trouvent les plus grands parcs nationaux d’Amérique. Les 24 000 km² (la taille de la Lorraine !) du Denali National Park and Preserve dont la fréquentation est contrôlée par des tours en bus, sont dominés par le Mont Mc Kinley, le toit de l’Amérique avec ses 6 195 mètres. Le Wrangell – St Elias National Park, est le plus grand du pays avec ses 53 000 km² (la superficie de l’Auvergne et de la Bretagne réunies), lui-même culminant avec le Mont St. Elias, deuxième sommet américain (5489 mètres) et le Mont Logan, le plus haut sommet canadien (5950 mètres).
Une douzaine d’autres National Parks and Preserves protège, avec quantités de parcs d’état, une grande partie de ce territoire gigantesque toujours convoité par les compagnies minières ou pétrolières. Parmi les plus connus, citons le montagnard et maritime Kenai Fjords National Park, les icebergs de Glacier Bay, encore Katmai National Park and Preserve, parcouru par la mystérieuse Vallée des 10 000 fumées sculptée dans la poussière volcanique de couleur safran, ou encore Gates of the Arctic National Park and Preserve, Kobuk Valley National Park et Lake Clark National Park. Les glaciers couvrent, en Alaska, plus de 41 000 km², produisant de multiples icebergs, et l’on dénombre plus de 3 millions de lacs et 3000 cours d’eau, le Yukon, le plus célèbre, serpentant sur plus de 2000km. D’où une utilisation fréquente de l’hydravion comme moyen de transport !
Les volcans en activités sont multiples : Pavlov (2 518 mètres), Augustine (1 227 mètres), Mont Redoubt (3 108 mètres), Spurr (3 374 mètres) ou encore Shishaldin (2 857 mètres), et l’on dénombre pas moins de 10 sommets de plus de 4700 mètres d’altitude dans l’état en dehors du Mont Mc Kinley (North Peak, St Ellie, Foraker, Bona, Blackburn, Kennedy, Sanford, South Buttress, Vancouver et Churchill).
Ces territoires sont fréquentés par l’aigle chauve, les loups, le grizzly, les ours géants, le caribou, le wapiti, l’élan, le mouflon de Dall, le saumon, les épaulards, les lions de mer, les phoques, etc. D’autre part, la baleine à bosse passe ses hivers dans les eaux du Golfe du Mexique pour remonter en Alaska l’été. Toutefois, un inventaire aussi limité peine à évoquer cette nature à l’état brut, un matin du monde sauvage et vierge, comme une dernière frontière offrant la dernière grande aventure de l’Amérique.
D’un point de vue floristique, le nord de l’état est couvert par la toundra, l’intérieur des terres par la forêt boréale ou taïga, et le littoral par une forêt tropicale très humide. La végétation varie également en fonction de l’altitude.
TOURISME
En découvrant l'Alaska, vous marcherez dans les pas des premiers visiteurs ayant franchi à pied le détroit de Béring ou dans ceux des explorateurs audacieux tels qu'Amundsen. Vous découvrirez ensuite le monde des trappeurs, des marins, des baleiniers britanniques et russes, ainsi que celui des ouvriers du chemin de fer, des prospecteurs et des aventuriers dont le plus connu reste Jack London.
Votre parcours sera nourri de la légende de la ruée vers l’or du Klondike ou de celle de l’Alaska Highway, construite à toute vitesse pendant la Seconde Guerre Mondiale pour empêcher l’invasion japonaise. L’épopée des chercheurs d’or poursuivant leur rêve par la terrible Chilkoot Trail, qui inspira à Charlie Chaplin l’un de ses chefs d’œuvre, est racontée au Klondike Gold Rush National Historical Park de Skagway.
Moins connue, l’histoire de l’empire russe a laissé ses souvenirs dans le fouillis d’îles de l’archipel d’Alaska dont les villages de pêcheurs sont souvent ornés d’églises orthodoxes. Au pied du cratère éteint du Mont Edgecumbe se trouve Sitka, dont les églises et musées du Sitka National Historical Park rappellent la Russie d’Amérique et les indiens Tlingit, un peuple qui crut pouvoir résister aux tsars au début du XIXe siècle.
Anchorage, la ville principale, est la principale porte d’entrée de l’Alaska mais Juneau, la capitale nichée dans l’archipel de la « Panhandle » au Sud, et Fairbanks au Nord, peuvent être des alternatives suivant la construction de son itinéraire.
Les nombreux musées vont donneront davantage de renseignements sur le passé de l’état. Vous pourrez notamment visiter le Sheldon Museum and Cultural Center (Haines), Alaska State Museums (Juneau), Sheldon Jackson Museum (Sitka), Alutiiq Museum & Archaeological Repository (Kodiak Island), University of Alaska Museum of the North (Fairbanks), Alaska Native Heritage Center, Anchorage Museum at Rasmuson Center, Alaska Aviation Heritage Museum, Alaska Trooper Museum et National Archives Pacific Alaska Region (Anchorage), Kenai Visitors & Cultural Center (Kenai), ou encore Valdez Museum & Historical Archive (Valdez).
Les randonnées et activités diverses sont nombreuses dans la région. L’observation des aurores boréales est une activité particulièrement appréciée des voyageurs. Nous vous conseillons aussi de profiter des courses de chiens de traîneaux dont la plus connue est la Iditarod Race qui se déroule en hiver, suivant un parcours de pas moins de 1850 km.
TRANSPORTS ET HEBERGEMENTS
L’avion, le train, le bus et le ferry, mais aussi le canoë, l’hydravion et le rafting, sont autant de moyens de transport qui, associés à la voiture, vous permettront de faire corps avec le pays en offrant la possibilité de faire quelques escapades dans les endroits les plus reculés.
En hiver, la motoneige a remplacé le traineau à chiens et le canoë ; toutefois, certaines zones restent difficiles d’accès.
Kodiak et ses ours, Kotzebue et Cape Kruzenstern National Monument chez les inuits, Nome, la ville de la ruée vers l’or, Point Barrow baigné par la mer de Beaufort ou la riche faune marine des îles Pribilof, de même que Katmai National Park, ne sont accessibles rapidement que par avion. Les deux aéroports internationaux se trouvent à Fairbanks et Anchorage mais il existe plusieurs petits aéroports domestiques.
Plusieurs ports ponctuent le littoral, ce qui favorise le transport maritime et le cabotage. Des ferries circulent également sur le Passage Intérieur.
Le réseau routier y est moins développé que dans le reste du pays et plus dangereux en raison de la présence des animaux. Le transport ferroviaire est, quant à lui, assuré par la liaison Denali Star qui traverse le Parc de Denali.
Allant de pair avec la rusticité et l’isolement, les infrastructures routières et hôtelières sont assez limitées. Les conditions de voyage n’y sont donc pas aussi aisées et confortables que dans le reste du pays. De plus, la très forte demande liée à la courte saison touristique a pour conséquence des prix nettement plus élevés.
Accès
- Anchorage est desservie par Icelandair et Alaska Airlines.
- Adak, Anchorage, Barrow, Bethel, Cordova, Dutch Jarbor, Fairbanks, Glacier Bay, Juneau, Ketchikan, Kodiak, Kotzebue, Nome, Petersburg, Prudhoe Bay, Sitka, Wrangell, Yakutat sont desservies par Alaska Airlines.