A ce jour, le Kansas n'est pas membre du Visit USA Committee / France. C'est pourquoi vous ne trouverez qu'une information limitée à son sujet.
D’une horizontalité quasi absolue, le Kansas est loin de la platitude. Son histoire mouvementée en fait un concentré de Conquêtes de l’Ouest. Après Coronado à la recherche des 7 cités de Cibola en 1541, Lewis & Clark remontant le Missouri, et Zebulon Pike en route pour le Colorado espagnol en 1806, la région vit passer les caravanes commerciales de la Piste de Santa Fe dès 1821 avant celles de l’Oregon. Les années précédant la Guerre de Sécession lui valut son surnom de « Kansas sanglant » quand s’affrontaient violemment les esclavagistes et les abolitionnistes. Mais c’est le train et les pistes de bétail allant de pair avec les conflits indiens qui allaient donner à l’état son caractère le plus pittoresque, faisant le bonheur du western jusqu’à Lucky Luke. Rural jusqu’au bout des ongles, le Kansas s’enorgueillit d’abriter le site originel de « La Petite Maison dans la Prairie ». « Le Magicien d’Oz » fait aussi partie du folklore local et on peut ajouter dans un tout autre style « Picnic» où William Holden, ayant échoué à Hollywood, revenait dans son bled d’origine pour rencontrer Kim Novak…
A l’Est, arrosées de lacs et de rivières, se trouvent les plus grandes villes, notamment l’agglomération tentaculaire de Kansas City débordant allègrement du Missouri, Topeka, la capitale aux multiples curiosités, et Atchison, noeud de communication historique aux nombreuses demeures victoriennes.
Lawrence, sur la Kansas River, reste jeune et accueillante avec son coquet Historic Downtown en brique et l’Université de l’état. Elle fut en 1863, victime d’un raid sanglant des irréguliers confédérés de William Quantrill.
Independence est la ville natale de William Motter Inge, auteur de théâtre inspiré par le Midwest profond, et créateur de « Bus Stop » et « Picnic ». Treize miles au Sud-ouest, le site de « La Petite Maison dans la Prairie » de Laura Ingalls-Wilder est classé site historique d’état.
L’angle sud-est de l’état est parcouru très brièvement par la « Mother Road », la mythique Route 66. Galena, Riverton et Baxter Springs collectionnent les vieilles stations-service et toute une cohorte d’icônes de la route américaine vues dans « Les Raisins de la Colère » et dans « Cars ». Le secteur connut aussi une période tourmentée avec la Guerre de Sécession, les frères James ou plus tard Bonnie & Clyde.
Coffeyville a gardé son parfum western. Elle doit sa renommée à la liquidation des frères Dalton.
Toujours plus à l’Ouest, voici un brelan d’anthologie de villes du bétail, terminus de la Chishom Trail montant du Texas en traversant l’Indian Territory hostile, futur Oklahoma. Old Abilene Town évoque la période où Wild Bill Hickok était le marshal d’Abilene, la première vraie « cattle-queen » préférant glorifier l’enfant sage du pays, Dwight Eisenhower, commandant suprême des Alliés en 1944 puis 34ème président.
Wichita sur l’Arkansas, fut policée par le légendaire Wyatt Earp. Le Wichita-Sedgwick County Historical Museum est une réussite. Old Cowtown Museum, en bord de rivière, est une plaisante recréation du Wichita des années 1870, un peu décor de cinéma. Le Kansas Aviation Museum occupant un superbe terminal art-déco raconte la contribution de l’état au plus lourd que l’air.
Dodge City connut une décade prodigieuse de 1875 à 1886, tenue tant bien que mal par Bat Masterson et Wyatt Earp peuplant le cimetière local… Ambiance d’époque au Boot Hill Museum et son Historic Front Street.
Hays servit de décor rétro à « La Barbe à Papa », le délicieux film de Peter Bogdanovitch. Le fort voisin protégeant la Smoky Hill Trail reliant le Missouri au Colorado vit passer W.B Hickok, marshal en 1869, Custer avec son 7éme de Cavalerie, Buffalo Bill, Nelson Miles et son régiment noir de Buffalo Soldiers.
Un peu à l’ouest de Garden City, Holcomb fut en 1959 le théâtre d’un horrible fait divers qui allait défrayer la chronique, inspirant « De Sang Froid » à Truman Capote et dont le cinéma s’empara.