A ce jour, cet état n'est pas encore membre du Visit USA Committee/France. C'est pourquoi vous ne trouverez qu'une information limitée :
Le Midwest : Arkansas, Dakota du Nord, Iowa, Kansas, Missouri, Nebraska, Oklahoma
Géographiquement les Grandes Plaines débordent largement sur les états de l’ouest du Dakota du Sud, Wyoming, Colorado, Nouveau Mexique, tous membres du Visit Usa Committee et qui font donc l’objet d’informations détaillées à leur nom. Cette introduction renvoie aux états non membres à ce jour listés en titre.
S’étendant du Mississippi aux Rocheuses, le monde des Grandes Plaines restent le symbole le plus puissant des grands espaces, décors majestueux et hiératiques de la Conquête de l’Ouest. Avec l’infini pour ligne d’horizon, la solitude édénique du Grand Désert américain frappa les premiers explorateurs avant de marquer de son empreinte les émigrants de passage puis l’imaginaire du XIXe et du XXe siècle. On se souvient d’Yves Montand chantant « Les Plaines du Far West ». C’était en effet ici, dès le Missouri franchi, que commençait le Wild West.
Tribus indiennes pourchassant le bison, compagnies de fourrures, hommes des bois, cow-boys et barons du bétail, construction du « cheval de fer », courriers du Pony Express, création du télégraphe, champs de derricks, escadrilles de moissonneuses-batteuses, sont autant d’éléments indissociables d’une épopée à la hauteur de cette hypnotique géographie du vide, parcourue de routes sans fin comme autant de lignes de fuite. Ce paysage souvent prenant associé au parfum de la « frontière » passée sans s’arrêter, dégage un parfum de nostalgie mélancolique.
Une kyrielle de célébrités devenues autant de légendes y passèrent, de Crazy Horse à George Custer en passant par Wild Bill Hickock, Jesse James, les frères Dalton, Annie Oakley, Mark Twain, Bonnie & Clyde, Teddy Roosevelt ou la petite Dorothy du « Magicien d’Oz », mais aussi par des quantités d’anonymes, émigrants d’Europe centrale fuyant les persécutions, chercheurs d’or, caravaniers en route pour la Terre Promise d’Oregon ou de Californie, « homesteaders » se ruant sur la Prairie lors des courses à la terre, « Oakies » chassés par les dust bowls et la Dépression et touristes de la Route 66 s uccédant aux chercheurs d’or sur la route de la Californie.
De manière insoupçonnée, cette immense contrée sillonnée par d’immenses fleuves et rivières au premier rang desquels se trouvent le Mississippi et le Missouri longtemps uniques voies de communication, offre aussi des canyons, des forêts, des dunes et des buttes et pas seulement le jaune et le vert de la Prairie, qu’elle soit restée pâturage ou quadrillée par les champs de blé ou de maïs.Théâtre de formidables phénomènes naturels visibles à grande distance, on vient parfois de loin pour observer les trombes de la « tornado alley ».
Des grottes des Monts Ozark (dérivé du français Aux-Arcs, une tribu locale) partagés entre Missouri et Arkansas aux Badlands du Dakota du Nord en passant par les terres rouges d’Oklahoma, les fermes soignées de l’Iowa ou les falaises et les dunes du Nebraska, le décor varie à petite vitesse. Saint-Louis, Kansas City ou Oklahoma City seront les meilleures portes d’accès aériennes en même temps que des centres urbains majeurs avec des équipements et manifestations culturels et artistiques de premier ordre, notamment sur le plan musical. On peut aussi faire l’expérience de la traversée en train pour se retrouver dans la peau des voyageurs d’autrefois mais le parcours s’effectue souvent de nuit. La voiture est quasiment obligatoire car le bus relie surtout les villes principales vous privant de l’occasion de sentir l’âme de l’Amérique profonde illustrée par des petites bourgades donnant un sentiment très fort d’isolement voire d’abandon. Pourtant on tombe partout sur des musées de toutes sortes, des villes revitalisées par le tourisme comme Dodge City, St Joseph, des activités typiques telles que pow-wows et rodéos. On ne peut pas dire que le Midwest regorge d’attractions exceptionnelles à l’aune des Rocheuses ou du Sud-Ouest par exemple, mais c’est justement ce qui fait son charme. La région attirera en priorité les mordus d’americana à la recherche d’authentique, prêts à se plonger dans une ambiance très country & western, une Amérique oubliée, à la fois élégiaque et nostalgique. Vous y balancerez entre « La Route de Madison », superbement adapté à l’écran par Clint Eastwood, « Dalva » le roman de Jim Harrison, « Horizons Lointains » et « La Mort aux Trousses » pour la séquence « culte » du champ de maïs.
Oklahoma
A ce jour, cet état n'est pas encore membre du Visit USA Committee/France. C'est pourquoi vous ne trouverez qu'une information limitée.
L’Oklahoma est l’un des états les plus marqués par l’histoire de l’Ouest. Considéré tout juste bon à y parquer les indiens, l’Indian Territory accueillit les premiers damnés rouges de la colonisation anglo-saxonne, choctaws, chickasaws, séminoles, creeks suivis des cherokees déportés des Appalaches en 1838 par la funeste Piste des Larmes. Ca n’est donc pas par hasard si Oklahoma signifie « homme rouge » en choctaw, l’état abritant toujours aujourd’hui l’une des plus fortes concentrations indiennes du pays avec 39 tribus installées sur place. Seuls blancs à se risquer dans ce no man’s land redouté, des hors-la-loi comme Sam et Belle Starr et les cow-boys montant les troupeaux texans vers les « Reines de la Prairie » du Kansas. Réalisant que les terres étaient exploitables, les blancs commencèrent à s’installer de manière erratique avant que des courses à la terre soient organisées officiellement. Ceux qui arrivaient les premiers sur les terres prédécoupées par le cadastre du US. Land Office, devaient construire une maison et travailler la terre pendant au moins cinq ans avant de devenir propriétaires. Près de Chandler et d’Oklahoma City eut lieu la première du genre. Quelques 50.000 candidats, au coup de canon, s’élancèrent à pied, à cheval ou en voiture, pour aller occuper le lopin de terre de leur rêve. A la stupéfaction des indiens, le soir du 22 avril 1889, les plaines et collines étaient parsemées de tentes.
De 1889 à 1895, eurent lieu sept courses dont l’aspect spectaculaire inspira au cinéma « Cimarron » ou « Horizons Lointains ». Au boom pétrolier des années 1920 succéda la sécheresse des Dust Bowls des années trente qui déclencha, lors de la Grande Dépression, l’émigration des fermiers pauvres et ruinés vers les mirages californiens via la Route 66. L’histoire poignante des « Oakies » chassés sur les routes par les bulldozers des spéculateurs fonciers, et leur détresse saisie aussi dans les instantanés de Dorothée Lange, inspirèrent « Les Raisins de la Colère » à John Steinbeck. Adapté au cinéma par John Ford en 1939, il donna à Henry Fonda l’un de ses plus beaux rôles. Cette période nourrit également les chansons de Woody Guthrie dont Bob Dylan et Bruce Springsteen sont les héritiers.
Aujourd’hui, cet héritage lié à celui, plus « vintage » de la Route 66 séduisant les « baby boomers » ainsi qu’un patchwork de paysages passant du vert de la forêt orientale au rouge des plaines arides piquetées d’éoliennes en passant par la Prairie parcourue par les tornades, les lacs, cascades et de puissantes rivières. Le tourisme, après le pétrole, est la principale richesse d’un état peu développé n’ayant obtenu son statut qu’en 1907 et qui joue toujours de son côté péquenot (red neck en V.O. symbolisé par le chanteur country Garth Brooks, ici une énorme vedette, natif de Tulsa et élevé près d’Oklahoma City) . On y accède facilement par ses deux grandes villes Oklahoma City, la capitale, et Tulsa.
Sur les 350 miles de son parcours de Quapaw à Texola, la Route 66 s’offre sous son meilleur jour. Il faut accepter de se perdre parfois sur les routes secondaires pour découvrir un ruban de goudron effiloché semé d’herbes folles où roulent les tumbleweeds soufflés par le vent, un vieux garage en ruine ou un motel écroulé, une enseigne déglinguée, des carcasses de voitures rouillées ou un cinéma sorti de « La Dernière Séance » évoquant la culture automobile par excellence... On l’aura compris, avec ses souvenirs touchants voire dérisoires, la 66 est souvent davantage un état d’esprit, un fantasme pour voyageur à la recherche du temps perdu, marqué par la nostalgie de l’Amérique idéale.
Les localités sont trop nombreuses pour que l’on puisse détailler ici toutes leurs attractions On vous liste les plus significatives et selon nous les plus « riches » :
En 1952, la route 66 fut dédiée à Will Rogers, une immense star d’avant guerre très populaire aux Etats-Unis, d’ascendance indienne et natif de Claremore, grand ami de John Ford.
L’est
L’est est caractérisé par les collines contreforts des Monts Ozark, couvertes de bois et striées de rivières et de lacs. Tulsa en est l’agglomération principale tandis que Tahlequah et Pawhuska sont les capitales des cherokees et des osages.
Claremore, sur la 66 trente miles au nord-est de Tulsa, rend hommage à Will Rogers avec le Will Rogers Memorial Museum et son joli ranch natal quelques miles au nord. A voir aussi le J.M.Davis Arms & Historical Museum.
Bartlesville, quarante miles au nord de Tulsa, est le siège de la Philips Petroleum Company. On y trouve la demeure de Frank Philips. La ville est dominée par la Price Tower, un gratte-ciel de Frank Lloyd Wright, étonnant pour la région. Treize miles au sud-ouest, Woolaroc, le ranch du magnat du pétrole qui emprunta son numéro à la Route 66 pour sa publicité, est une réserve naturelle (bisons) et un musée sur l’histoire et l’art de l’Ouest.
Tulsa, la deuxième ville d’Oklahoma, décor de « Rusty James », a fait fortune avec le pétrole. Le centre autrefois fréquenté par les grands du jazz, abonde en immeubles art-déco.
Au nord-ouest de la ville, ne manquez par le Gilcrease Museum dédié à l’art de l’ouest indien et américain. Pour une sortie, consultez l’Urban Tulsa Weekly ou Tulsa World.
75 miles au sud-est de Tulsa, Tahlequah à l’amusante petite Main Street, est la capitale de la nation cherokee. Le Cherokee Heritage Center explique l’histoire de la tribu.
Cinquante miles au sud-est de Tulsa, au milieu des trois lacs, Fort Gibson, Tenkiller et Eufaula, Muskogee est la capitale des creeks. C’est aussi le siège des cinq nations « civilisées ». Le Five Civilized Tribes Museum explique la culture indienne. Sports nautiques, plage, rando etc. sous-marin USS Batfish et Honey Springs Civil War Battlefield.
L’ouest
L’horizon s’agrandit au fur et à mesure que l’on avance vers l’ouest. En dehors d’Oklahoma City, très étendue, les localités restent très modestes avec cette ambiance d’americana au naturel qui caractérise la « petite » Amérique notamment au bout de la panhandle se glissant entre Kansas et Texas. Cow-boys, indiens et hors-la-loi devaient s’y sentir chez eux…
Oklahoma City, née lors de la course à la terre, succéda à Guthrie comme capitale en 1911. Elle se développa grâce au pétrole découvert en 1928. On trouve encore des derricks jusque dans le centre-ville. A voir : les abattoirs ; même pour les végétariens, de préférence lors des ventes aux enchères du petit matin. Depuis 1910, on estime qu’au moins 100 millions de têtes y sont passées. L’Oklahoma City Museum of Art, le capitole local, inauguré en 1917, avec dans ses sous-sols, une pompe à pétrole. Bricktown, l’ancien quartier des entrepôts, est le meilleur spot pour écouter de la musique « live ». Suivre l’actu musicale dans l’Oklahoma Gazette.
Le National Cow-boy Museum & Heritage Center est un formidable musée magnifiant l’épopée de l’Ouest. A voir aussi Overholser Mansion et le Harn Homestead Museum. Oklahoma City est aussi la meilleure base pour partir à la rencontre des tornades (sinon on peut se contenter de revoir « Twister »…).
Trente miles au nord d’Oklahoma City, Guthrie, capitale d’état de 1907 à 1911, possède un remarquable Historical District à l’architecture victorienne très homogène. Pour conforter le retour dans le passé, dormez au Stone Lion Inn de 1907 ou au Pollard Inn occupant la première banque de la ville. Buvez un verre au Blue Belle Saloon où officia Tom Mix, la première star internationale de western.
100 miles au nord d’Oklahoma City, Enid était à l’origine un simple point d’eau sur la Chisholm Trail, reliant le Texas à Wichita ou Abilene au Kansas. Voir le Humphrey Heritage Village, le Cherokee Strip Regional Heritage Center, le Railroad Museum of Oklahoma.
85 miles au sud-ouest d’Oklahoma City, Fort Sill National Historic Landmark conserve le seul établissement militaire érigé dans les Plaines du Sud lors des guerres indiennes à être encore en activité. Construit en 1869 pour contrôler les Kiowas et les Comanches, il fut visité par Buffalo Bill Cody, Wild Bill Hickok et le fameux 10éme de cavalerie composé de soldats noirs. De 1892 à 1897, il y eut même un peloton du 7éme de cavalerie uniquement composé d’indiens ! Géronimo y fut prisonnier de guerre jusqu’à sa mort en 1909. Il repose avec d’autres chefs comme Quanah Parker ou Santanta au cimetière militaire. La cavalerie céda la place à l’artillerie avec la fondation de l’école d’artillerie de l’US Army en 1911 et le musée le plus important de l’US Army avec 46 bâtiments historiques. En saison, reconstitutions de la vie militaire au XIXe siècle.
A l’ouest de Fort Sill Military Reservation, sur plus de 24000 hectares, le très beau Wichita Mountains Wildlife Refuge est le repaire de bisons, wapitis, daims et chiens de prairie. Un moment vraiment nature et hors des sentiers battus.
Le Washita Battlefield National Historic Site, près de Cheyenne, commémore la bataille de Washita de Novembre 1868. G.A. Custer mena à la victoire son 7éme de cavalerie contre les Cheyennes de Black Kettle, un événement vu notamment dans « Little Big Man ».
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